Sur le pourboire : je ne suis pas prescripteur, je n’incite pas à faire comme moi, mais c’est pour vous décrire. (Partant du principe que je fasse des voyages aux US réguliers comme avant, mais ce n’est plus le cas.)

Je tip 15 % aux US si je suis servi à table et que le serveur a respecté ma demande (« ne viens pas avec ta fausse politesse me demander si ça va toutes les 4 secondes »). Ce n’est pas à moi, visiteur, de régler les problèmes structurels US. J’encourage les Américains à ne PAS le faire.

Je ne tip pas les services au comptoir ou les caisses automatiques, ni le self-service. Je tip qui ? Moi-même ? Je ne tip pas si le tip est déjà rempli (oui oui ça arrive, surtout quand on est touriste) ni si le ticket a des « conseils pour faciliter le calcul » donnant des chiffres faux. Oui oui, genre « 43 $, recommended tip: 18 %, 9 $ », extrêmement courant. ZÉRO. 10 % les taxis.

En France :

Je laisse les centimes rendus si j’ai payé en espèces dans les bars. Je tip les restaurants si le service et la nourriture ont été satisfaisants et que c’est possible en CB. Dans ce cas j’arrondis au multiple de 5 € supérieur, avec un minimum de 2 euros. Ce qui fait un pourboire entre 2 et 6,99 €. Je refuse les messages larmoyants et culpabilisateurs en supermarché d’arrondir l’addition pour une cause où on est un monstre de dire non. BOUTON ROUGE, OUI OUI.

Les déménageurs, installateurs d’électroménager, ouvriers quelconques : entre 5 et 50 en fonction de la prestation, la durée et à quel point ils m’ont sauvé la vie. Le calendrier des Postes et des pompiers, entre 5 et 20 en fonction de ce que j’ai.

ET SURTOUT. J’en ai les moyens. Il n’y a aucune honte à ne pas donner de pourboire, jamais, quel que soit son niveau de vie, mais si en plus vous galérez déjà, vous, la charité ordonnée commence par soi-même, tout ça. Au pire gardez vos envies de don de pourboire pour offrir un livre à un être cher.