Je suis le plus grand défenseur du télétravail. J’ai été télétravailleur contributeur individuel, ET télétravailleur manager.

Là où je comprends un peu les critiques, c’est qu’il y a vraiment des abuseurs qui abusent fort, à côté des autres plus productifs. Mais ÇA SE DÉTECTE ET SE GÈRE BIEN.

Suffit d’être un manager un poil malin et compétent. Si tu n’es ni capable d’évaluer ce qu’un employé peut faire dans la journée, ni d’évaluer si c’est ce qu’il a fait, ni de mettre des objectifs contraignants sur cette production, le problème c’est quand même toi.

Je me prends comme exemple ; mais c’est plus simple peut-être pour les devs cadres que pour les autres. Au début du trimestre, avec mon manager, on se met d’accord sur ce que je vais faire.

  • Projet A, évalué à X semaines de travail.
  • Aider sur projet B, évalué à Y jours de consulting cumulés

Si j’ai fini tout ça en 3 semaines au lieu de 3 mois, le problème c’est le manager. Bon, j’ai un manager qui est doué, alors ça n’arrive pas pour moi 😅. Si un jour j’ai traîné un peu, eh bien ça m’arrivera de faire des journées plus longues plus tard.

J’aurais pu traîner tout autant au bureau (quand je travaillais chez Blizzard, je passais mon temps à socialiser avec tous les départements et CARBURER pour faire mon travail quand même) — mais je peux rattraper BIEN PLUS, à distance, au bénéfice de l’entreprise.

Si à la fin du trimestre tout n’était pas coché sans justifications valables avec preuves, je me prendrais une évaluation de merde, un suivi plus proche, un plan d’amélioration des performances.

C’est important de communiquer tout le temps sur ses bloqueurs et ses avancées, parce que jamais rien ne se passe comme prévu.

Et bon, tu slackes un trimestre, tu ne te prépares pas de bons moments pour le suivant. Tu le fais deux trimestres… Au revoir.