On parle souvent des cancers de Fukushima. Lesquels, au juste ? On considère une augmentation théorique de 70% de l’incidence. Mais l’incidence du cancer de la thyroïde, c’est 0,75% sur la vie entière. On a donc un risque de cancer de la thyroïde de 0,75% sans Fukushima, et 1,27% si on y était.

Dans les faits : on a eu moins de 200 cancers de la thyroïde sur 300 000 personnes testées sur la période, répartis « normalement » en terme de pyramide d’âge. 200 x 100 / 300 000, c’est 0,07% d’incidence. Si on était taquin on pourrait dire que Fukushima a protégé contre le cancer.

(Évitez de vous renseigner sur Greenpeace ou Reporterre pour le nucléaire. On a des comités d’experts équivalent au GIEC pour tout ce qui est nucléaire, c’est l’UNSCEAR.)

(Et la protection contre le cancer de Fukushima, c’est une blague, hein. En vrai on considère que le taux général de cancer est dans la marge d’erreur du taux national, et il y a une légère surreprésentation des cancers dans l’enfance, mais statistiquement expliquée par le fait qu’on cherche.)

Par contre ce qui n’est pas une blague ce sont les 23 000 morts par an de maladies pulmonaires et de cancers causés par le charbon en Europe. En 15 ans ça fait quand même 345 000 morts dont tout le monde se fout. ET C’EST QU’EN EUROPE.

Mais si ça tue silencieusement, ça n’existe pas pour les gens. Passez, il n’y a rien à voir. ¯\(ツ)

Ceci dit je n’ai pas connu une seule personne militant activement contre le nucléaire sur les réseaux sociaux qui soit revenue me voir pour dire que mince, ils se sentent trompés par des associations partisanes, et qu’ils s’excusent après avoir lu les faits (pas dans ma bouche mais les papiers). Alors rassurez-vous je n’attends rien.