Ça me rappelle une anecdote du temps où j’étais Maître de Jeu sur World of Warcraft. Ma spécialité c’était la chasse aux tricheurs.

Si on reporte un joueur pour triche ou utilisation de bot, à l’époque, quelqu’un menait une enquête, avant que des scripts automatiques prennent leur place.

Je ne détaillerai pas les méthodes pour identifier un bot, même après toutes ces années, car chaque fois qu’une méthode est connue, une contre-méthode est programmée. Je le sais de première main : j’ai l’honneur d’avoir inventé une méthode pratiquement imbattable dont j’étais le seul pratiquant.

Je veux dire au niveau mondial ; j’étais le seul à le faire comme ça. Oui, chaque spécialiste était en capacité d’inventer ses recettes du moment que le résultat est documenté. On m’a demandé de partager pour que ça devienne plus connu. J’ai partagé.

Cela impliquait de faire quelque chose au personnage en jeu que le bot ne pouvait détecter. Mais il fallait l’annuler une fois l’enquête terminée. Quelqu’un n’a pas annulé. Un utilisateur de bot s’est reconnecté avant le bannissement. A compris.

Et trois semaines après tous les bots mis à jour ont été immunisés. (J’ai arrêté de partager mes méthodes personnelles.)

BREF JE M’ÉGARE. Il y a un truc qui a été SYSTÉMATIQUE dans les milliers de bots que j’ai choppés quand les joueurs se rendent compte de leur compte banni.

« C’est pas vrai ». « C’est faux ». « Vous n’avez aucune preuve ». « Donnez-moi une de vos preuves sinon elles n’existent pas » (Non, ça surtout pas, voir le paragraphe d’avant). « C’était pas un bot mais mon petit frère et je lui ai demandé de ne faire que miner et ne jamais répondre ».

Des milliers de cas, des centaines d’échanges avec des joueurs protestant la sanction, des dizaines qui se reconnectent juste avant la sanction et donc à qui on l’annonce en direct. « C’est pas moi » devant l’évidence.

… sauf UNE fois. Une seule et unique. Vraiment, à la méchant de Columbo à la fin d’un épisode. Il a commencé par jouer l’innocent, mais devant l’évidence a fini très dignement. Il m’a dit « bien joué », et on a discuté un peu avant que je ferme son compte. C’était bien. C’était classe. UN SEUL.

(En vrai si vous avez suivi deux trois anecdotes de cette époque que j’ai déjà partagées, ma spécialité était plus exactement « les enquêtes spéciales », les trucs hyper pointus et spécialisés : chasse de bot, anti-triche, enquêtes diligentées par la police judiciaire — financières, pédocriminelles…)