Ouah. Je me dis « peut-être que le retour sur les réseaux c’est aujourd’hui », je vois des montagnes de tweets parlant d’un certain Charlie se réjouissant de sa mort. « Mais qui est-il ? », me dis-je. Un mec aux idées détestables, bon. Mais pourquoi on en parle, me demandè-je donc.

« Et donc il a été tué alors qu’il faisait un truc horrible, j’imagine ! » Et je découvre que ce mec détestable a été tué parce qu’il organise des débats et qu’il y a des gens pas d’accord avec ce qu’il dit. Et on se réjouit. Et personne ne voit le problème.

Bah écoutez je vais attendre encore quelques jours avant de revenir hein. Parce qu’en ce moment j’ai pas spécialement la force d’imaginer qu’on puisse être tué en plein air pour ses opinions et que les gens trouvent ça justifiable. Ni d’imaginer les conséquences. Ou les implications. À plus tard.

PS : On peut se resservir des moules à imaginer qu’un nazillon est mort. On doit se révolter quand il aura été assassiné pour ses propos. Ne serait-ce que parce que ça justifie que d’autres vous tuent vous pour les vôtres, si vous n’arrivez pas à voir le problème humain plus grand.

Les enfants, vous êtes tous en train de faire un « en même temps il est méchant » ou « en même temps il l’a bien cherché ». Je sais même pas pourquoi j’ai recliqué sur cette icône. Rien, RIEN, ABSOLUMENT RIEN ne justifie de se faire assassiner. Il n’y a pas de « mais » ou de « en même temps ».

Vous êtes en train de créer le monde et la société qui vous tuera. Vous ou vos enfants. Dans une grande gerbe de flamme, un incident soudain ou à petit feu, mais vous donnez des armes à toutes les vilénies.