C’est une légende, le renforcement des problèmes d’îlots de chaleur par la clim. Déjà ça ne concerne que les zones urbaines, ce qui veut dire que les autres n’ont pas de contre-indication. Ensuite, comme souvent dans ces cas, c’est absolument exagéré.
La clim ne crée ni chaud, ni froid. Elle déplace de la chaleur, en l’occurrence de dedans la maison à dehors de la maison. Cela augmente l’énergie à l’extérieur, oui. Mais quand le soleil à midi émet 800 W/m², et le béton stocke puis relâche la moitié, les émissions dont la clim, c’est quelques dizaines de W/m², 40 fois moins.
Au lieu d’interdire les clims, forcez la végétalisation et imposez les peintures claires des surfaces artificielles. Forcez les villes à tendre des toiles au-dessus des rues. Installez des fontaines sur les places.
Les prédictions qu’on voit fleurir partout d’une augmentation de plusieurs degrés à cause de la clim se basent surtout sur l’usage américain en zone commerciale. Pour ceux qui ne sont jamais allés aux US, on parle de températures en magasin de 18° fixe quelle que soit la température extérieure. Cet usage extrême n’est pas représentatif des habitudes individuelles ni des recommandations, qui se basent sur une différence de température entre l’extérieur et l’intérieur et non sur une température fixe.
À Tokyo, climatisé à 90 %, on parle d’un degré d’augmentation, juste les nuits de canicule. Et la végétalisation ou le blanchiment des infrastructures de Tokyo sont aussi importants et célèbres que ses nombreux parcs avec fontaine 😅
Tenez, un article du journal du CNRS avec sensiblement (à un cheveu près) les mêmes chiffres et exemples qu’au-dessus : Comprendre les îlots de chaleur urbains.