Non seulement ce qu’il décrit est très exactement ce qu’est une backdoor (nos politiques vivent dans 1984), mais le but est explicitement la possibilité d’espionner les citoyens.

Quand on veut camoufler quelque chose, on s’en donne les moyens. Quand on parle de narcotrafiquant, on parle de gens qui vont utiliser des solutions alternatives. La plus simple conceptuellement ? Chiffrer le message avant de l’envoyer sur Telegram.

Telegram chiffrera un truc déjà chiffré, le gouvernement déchiffrera cette seconde couche et tombera sur du rien. On sait que les fameux narcotrafiquants feront ça, ces politiciens savent que les narcotrafiquants feront ça, les narcotrafiquants savent qu’ils feront ça.

Mais pendant ce temps, vous, votre mère, madame Lucienne, vous ne le ferez pas. Oh, vous devriez, mais vous ne le ferez pas. Cette loi ne rendrait QUE les citoyens lambda espionnables, et on le sait tous. C’est donc le but.

Le plus drôle : chaque tentative de contrôle d’Internet pour lutter contre la criminalité a rendu la lutte contre la criminalité plus compliquée. Il fut un temps où la police pouvait espionner les activités numériques en clair de ceux qu’ils pourchassaient. Chaque « arme » qu’on leur a donnée a rendu leur tâche plus ardue en enfonçant les criminels toujours plus profond dans leurs manœuvres de contournement. Vraiment, les crétins qui ne comprennent rien aux enjeux du numérique, faut pas voter pour eux.

(Et devinez qui aura accès à ces outils une fois la prochaine présidentielle passée ? Et oui ! Le prochain gouvernement. Avez-vous confiance dans le prochain président ? Ou le suivant ?)