C’est l’occasion de parler de la certification d’identité sur Bluesky. En deux mots : vous n’avez pas de pseudo sur Bluesky. Vous déclarez un nom de domaine. Oui, une « adresse internet ».

Comment votre client Bluesky retrouve vos posts ? Il ne fait que naviguer vers cette adresse (pas vraiment mais c’est schématique), qui redirige vers le serveur qui garde vos messages. Sauf que gérer un nom de domaine, c’est un truc de barbu comme moi.

Du coup Bluesky vous fournit par défaut un nom de domaine interne. C’est pas mail.google.com ou calendar.google.com, mais votre_pseudo.bsky.social.

Il ne peut pas servir à afficher une page web, mais c’est une adresse comme une autre. Si vous avez la vôtre vous pouvez dire à Bluesky de l’utiliser en lieu et place. C’est pour ça que je suis lomig.bzh, ce nom de domaine m’appartient.

Je pourrais avoir un nom de domaine mon_nom.mon_prenom.org au besoin, et du coup je « prouve » que je suis moi. OU PRESQUE. En vrai n’importe qui peut acheter n’importe quel nom de domaine disponible. On loue un nom de domaine, et ce pour une durée de 1 à 5 ans renouvelables.

Si on ne renouvelle pas, il est bloqué quelques semaines si votre fournisseur est sympa, pour vous laisser du temps, mais sinon il redevient disponible. Il suffit donc que quelqu’un crée un nom de domaine qui essaie de ressembler au vôtre ou à ce qu’il serait. On appelle ça du cyber-squatting.

La technique n’est donc pas parfaite, mais elle est très suffisante pour les communications officielles politiques ou les entreprises. @nom_journaliste.lemonde.fr ou @presidence.elysee.fr garantit l’interlocuteur suffisamment.

Un nom de domaine coûte entre 3 et 150 euros par an en fonction de l’extension (le .truc de la fin). .com, .org et .fr devraient tourner sous les 15 €. Régler Bluesky pour l’utiliser est très simple. Je vous encourage à le faire, on ne sait jamais. Surtout les influenceurs, artistes, streamers. Les sociétés de journalisme, les ordres professionnels, les institutions devraient aussi y penser pour leurs membres.

Quant au cyber-squatting, c’est une pratique illégale aux US depuis 1999. L’Europe n’a pas formalisé s’être penchée sur la question, ce qui est surprenant. C’est un risque certain sur Bluesky, mais qui est facilement modérable si c’est la volonté de Bluesky.