« La blague est drôle mais… »

Salut, c’est Lomig, le rasoir chiant qui casse vos blagues très drôles avec des anecdotes pourries ! Après avoir cassé une blague sur les pieuvres la semaine dernière, il revient pour parler du Montaigne Bike ! … car il n’y a pas de blague quand on creuse.

Imaginez : vous rentrez de soirée et vous êtes un peu pompette. Pas de panique, vous connaissez un truc hyper efficace pour pas que votre chien vous fasse la morale : deux granules d’Ignatia 15 CH. Vite ! À la pharmacie !

Mal ! La pharmacienne de garde vous comprend mal et vous êtes bien embêté ! Incapable de prononcer correctement le nom de ce remède miracle presque aussi bien qu’un bisou de Raoult ! Et puis d’abord, c’est « igue-natia » ou « i-nyatia » ? On sait jamais avec leur truc là !

Et c’est vrai ça. C’est bizarre que personne n’y a pensé. On est assez malin pour avoir trouvé un truc, on n’est pas des anglais à ne pas savoir prononcer un mot inconnu s’il est juste écrit, quand même !

… et bien non, mon jeune ami enivré amateur de bonbons au sucre magique qui guérissent les portefeuilles trop remplis, on n’est pas comme eux. Il y a encore quelques centaines d’années, avant une réforme orthographique malheureuse, on avait deux graphèmes différents !

« ign » se prononçait « ny-euh », « gn » se prononçait « geuh-neuh », et appréciez cette imagination phonétique. Mais il paraît que quand il y avait une voyelle avant le « ign » c’était confusant, et ils ont pas voulu d’un accent cette fois. Et zou ! Tous ces « i », à la benne !

Tous ? Non ! Deux mots résistent encore et toujours à l’envahisseur rom… euh… académicien !

• Michel de Montaigne avait son nom écrit de partout, il était un peu connu, bon, on va lui laisser son blaze écrit comme lui le faisait. Et tant pis pour les futures générations qui écorcheront le nom à l’oral !

• Le petit « oignon » a été oublié. Mais en même temps, tant de mots dans le dictionnaire, si peu de temps aux frais de l’État !

(Vous n’imaginez pas comme j’aime regarder de haut ces prétendus sachants amateurs du vrai français de France VENT DEBOUT contre la simplification honteuse du Français de 1990 qui OSE vouloir s’écrire oignon ognon. C’est oignon parce que… ah.)

Et sur ce je retourne prendre mes pilules de grenouilles séchées. Rassurez-vous, l’état de ma tête n’est pas contagieux. A priori. Ni mon incapacité de compter pour numéroter des tweets.