Sur la question de la déscolarisation, il faut bien distinguer deux choses. Le problème n’est pas de sortir l’enfant du milieu scolaire (et encore, j’arguerais que même en cas de phobie il y a, dans certains endroits, ou devrait y avoir d’autres solutions avant) : le problème est de le sortir de l’instruction.

On peut faire l’école à la maison. Il faut une autorisation de la mairie et de l’académie, souvent appuyée par le médecin scolaire. Dans ce cas on doit présenter tous les ans son plan d’instruction au directeur académique des services de l’éducation nationale. Dans le milieu on l’appelle le DASEN.

Trois mois après le début, on refait venir le médecin scolaire et/ou le psychologue scolaire pour s’assurer que psychologiquement ça va pour l’enfant. Puis c’est contrôle d’un inspecteur académique tous les ans pour contrôler les apprentissages.

On travaille par cycle ensuite : pour caricaturer, ce n’est pas grave (il faut justifier quand même et tout, hein, je simplifie) que « fin CP » l’enfant sache lire mais pas compter, mais fin du cycle 1 (CP-CE1-CE2), l’enfant non scolarisé DOIT être au niveau des enfants scolarisés partout.

Viennent ensuite les cycles CM1-CM2-6e, 5e-4e-3e, puis la seconde toute seule, et enfin 1re-Terminale. À chaque fin de cycle (et aussi souvent que le DASEN pense nécessaire), retour du médecin scolaire et/ou du psy scolaire pour savoir si on continue.

En cas de manquement (programme non respecté, pas au niveau, mal-être de l’enfant), on impose la rescolarisation. Si elle n’est pas respectée sous 15 jours, il y a amende, emprisonnement et placement temporaire de l’enfant.

Voilà, en espérant avoir été complet. Mais avant de penser à la scolarisation à domicile, dans le cadre de phobie, mieux vaut essayer de trouver des structures scolaires spécialisées. Il en existe.