Les panneaux solaires individuels sont une instabilité sur le réseau, contrairement à ce que les gens qui n’ont jamais fait de physique ou d’ingénierie voudraient faire croire.

En tout moment et en tout point, ce qui est consommé et produit sur le réseau électrique doit s’annuler. Si on allume son sèche-cheveux, on doit instantanément produire plus. Si on éteint son sèche-cheveux, on doit produire moins.

Sauf que le vent ou le soleil ne souffle ou brille pas moins après brushing. Tout comme il ne soufflait pas ou ne brillait pas plus avant la mise en pli ou la décision de griller du pain. Si cet équilibre n’est pas respecté et qu’on produit trop peu, il y aura des décrochages. Et on veut éviter ça.

Les hôpitaux nous remercient. Si on produit trop, on fait sauter le réseau. Et potentiellement les appareils dessus. Et peut-être les gens qui les utilisent. C’est pour ça que le tout vent et solaire est STRICTEMENT impossible et qu’on doit avoir la majorité du courant produit par du pilotable.

On veut pouvoir baisser la production ou l’augmenter en direct. Du coup on a un ordre d’allumage et d’extinction des moyens de production électrique. Pour s’assurer que le réseau ne casse pas en cas de changement de consommation rapide ou de vent.

C’est pour ça que vous voyez régulièrement des champs d’éoliennes à l’arrêt. Les équipements individuels sont reliés sur le réseau et ils ne sont pas contrôlables. S’ils sont « peu », ils vont se noyer dans la masse.

Mais en cas de démocratisation sans stockage énergétique local (des batteries de maison qui vont avec, en gros), chaque panneau représente un problème de maintenance pour le réseau. Sauf que les batteries de maison c’est cher et problématique côté pollution pour le moment.

Par ailleurs, pour ceux qui n’aiment pas le nucléaire, fait marrant : il n’y a pas de risque significatif, contrairement à la peur entretenue, mais il y a une augmentation du risque (de très ridiculement minime à ridiculement minime) quand on change la production. Donc quand on allume son panneau.