Non, 4 minutes de chanson avec l’Anime qui continue sans son dans le fond, genre montage sonore, ne rend pas votre truc trendy, artsy, ou contemplatif, c’est juste mou et chiant. Et si c’était seulement les deux fois où vous avez fait le coup qui avaient été mous et chiants, je ne me plaindrais pas. J’ai littéralement hurlé des « Allez, là, faut qu’il se passe un truc ! » devant ma télévision à minima une ou deux fois par épisode. Enfin, par épisode « actif », parce qu’ils se permettent même de faire un épisode durant lequel le groupe prends un jour de repos. UN JOUR DE REPOS, SERIEUSEMENT, MAIS JE PENSE QU’ON PEUT RECOUPER LA SAISON EN 7 EPISODES AU LIEU DE 12.
Rajoutez à cela le grand classique de la caricature de l’Anime japonaise avec :
- Le PNJ crypto-gay ou crypto-trans qui s’habille sexy-pute et qu’on va traiter de pervers ;
- La fille ingénue et timide qui du coup rougit ou fuit quand un garçon lui parle et prononce à peine 15 mots de toute la série. Spécial dédicace d’ailleurs pour ce personnage, écrit avec les pieds (masculins, les pieds) qui hurle qu’en vrai elle est grosse alors qu’en fait, elle est bonne (oui, j’utilise volontairement un vocabulaire grivois, parce que c’est ce que jette la série au visage). J’en reparle plus loin, d’ailleurs ;
- La fille un peu garçon manqué qui crie toujours, mais qui est aussi un peu l’esprit adulte du groupe mais qui est quand même hystérique ;
- Le pervers qui ne pense qu’à regarder les filles nues et à les peloter, tout aussi hystérique, qui passe son temps à hurler et insulter, mais qui a bon coeur derrière, mais chut, c’est la caution pour qu’on le garde dans le groupe ;
- La brute de 4 mètres de haut qui fait peur aux ennemis, mais en vrai c’est un agneau qui aime faire la cuisine pour ses amis et repriser les vêtements, et qui est simple(t) ;
- Le héro gentil mais qui doute de lui et qui comprend rien à ce qu’il se passe autour.
N’en jetez plus.
Et je ne vous parle pas de l’hypersexualisation sexiste de la série. On parle des seins à l’air de personnages nyphomanes, de gros plans poitrines/entre-jambes/cuisses, de poses lassives, avec pour apothéose une scène « filmée » depuis le derrière de la hanche d’une des protagonistes féminines, parce que pourquoi pas ?
Alors oui, le pitch de départ était une bonne idée (Des gens de notre monde arrivent mystérieusement dans un monde type « Donjons et Dragons », sans savoir comment), mais l’idée n’est JAMAIS exploité de toute cette saison. Ca permet de rajouter une phrase inutile dans un coin du genre « Je n’ai même plus mon portable… Oh, mais qu’est-ce que je dis ? C’est quoi un portable ? », et je me suis un moment dit que la crise hallucinante de la potiche sur le fait qu’elle soit grosse en vrai (alors qu’elle est BONNE, rappelez vous) venait du fait que dans le monde réelle, peut-être qu’elle l’était. Peut-être. On ne saura jamais, puisque le départ, donc, ne sert à rien du tout. Personne ne se pose de question, ce n’est pas un élément d’intrigue, ce n’est pas un fil rouge, c’est du rien.
Bref, de la bonne grosse daube qui arrive à être moins bon que « Le Sourire du dragon ». Ca se pose là. Je n’ose essayer d’expliquer l’avalanche de notes positives sur Sens Critique, parfois, ça me laisse pantois.
