Simetierre, c’est un livre d’ambiance. Et quand on veut retranscrire un livre d’ambiance à l’écran, quoi de mieux que des jumpscares à foison ? C’est ce qu’on veut, sursauter sur un coup de violon parce que quelqu’un passe une porte, bébé !

Simetierre, c’est un livre qui traite du deuil, du tabou de la mort, de l’obsession. Et quand on veut transcrire le deuil à l’écran, on file des hallucinations à toute la famille dès la première scène, parce que l’horreur à plus d’importance que le fantastique.

Mais surtout, Simetierre, c’est un film de chat mignon (non, il ne peut être démoniaque) et de camions qui apparaissent sur la route sans bruit, roulent à 175 kilomètres par heure dans la brume, et disparaissent dans la dimension de laquelle ils sont venus. Sans étonner personne. Une demi douzaine de fois. Dans un bruit de klaxon.

Simetierre, c’est un film sur un cimetière indien situé à 7 kilomètres à pied du Simetierre. D’où son nom. Et dont tous les setups sont abandonnés sans rien en faire.

Simetierre, c’est vraiment nul.