On me reprochera qu’avec Predators, tout était dans le titre. Je devais m’attendre à du cinéma pour débile. Le scénario est part inhérente ce qu’on me vendait.
Certes. Mais 2 quand même.
Donc ni pour l’histoire, où autre jeu d’acteur. Oui, j’étais prévenu par le titre du niveau navrant du scénario, et que ce n’était pas pour ça qu’on allait voir / appréciait le film. Oui, je suis assez astucieux pour me rendre compte qu’une telle production n’attirera jamais un acteur Shakespearien, même sur le retour et ayant besoin de cash pour financer son héroïnomanie.
… Non, si j’ai mis 2, c’est GRACE à ça. Si je n’avais pas été servi du plat que j’ai commandé, je n’aurais mis que 1. J’aurais pu passer un bon moment en posant mon cerveau entre KitkatBalls et Popcorn à l’entrée de la salle.
Mais qu’est-ce que c’est que cette réalisation ?
Entre les mises aux points sur les mauvais personnages, les plans fixes démentiels (dans l’acceptation dépréciative du terme) dans lesquels TOUT est flou (oui, je parle d’un réalisateur qui n’a même pas la prétention de faire comme un cameraman de AB production, qui aurait mis la distance focale à l’infinie, et aurait ouvert l’objectif de manière à avoir le champ de netteté le plus gros possible), je pensais pouvoir vomir rien qu’à la qualité du film… Mais non. Il faut subir le montage aussi.
Non, monsieur Antal, quand quelqu’un sort d’une forêt équatorial avec arrière-fond de prairie verdurée, il ne peut pas se retrouver en plein désert rocheux. On avait dit prairie verdurée.
Et définitivement, non, monsieur Antal, quand on filme sur le même moment les acteurs vu de face, la forêt de l’arrière plan NE PEUT PAS être une forêt de conifère.
Si, si, promis, des conifères, ce n’est pas équatorial.
Et quand on utilise une arme automatique sur un monstre à moins de 2 mètres de soi, le monstre est charcuté.
Et quand on veut sauver un individu poursuivi par le dit monstre en le faisant monter à un arbre, on s’arrange pour que l’arbre fasse naturel et qu’on ne voit pas qu’on a fabriqué à l’acteur un escalier - un véritable putain d’escalier ! - avec des fausses branches.
Et je pourrais décrire tout le film de cette manière, alors je vais m’arrêter là.
Un escalier au premier plan, et avec le point de netteté dessus. Je rêve.
