Enfin !
Enfin un blockbuster qui ne cherche pas la justification, et qui en fini coupé de toute crédibilité.
Enfin un blockbuster qui ne tente pas de faire plier la réalité pour réaliser une scène, mais qui adapte la scène pour qu’elle reste intéressante sans perdre en cohérence.
J’avais cru qu’Hollywood avait perdu tout sens commun, et j’obtiens Gravity.
Alors, oui, on a du Hollywood pur-jus, dans tout ce qu’il a de plus détestable - L’héroïne a forcément perdu sa fille, on a forcément l’anecdote-de-la-poupée-retrouvée (ici une chaussure) qui aurait pu être remplacée par l’anecdote-on-s’est-quitté-fâchés-sans-se-dire-au-revoir, et bien entendu, on ne coupe pas à l’anecdote-c’est-ma-dernière-mission-avant-la-retraite (devinez ce qu’il se passe dans ces cas !), on a le discours moralisateur héroïque au bord de mourir…. Mais on a l’espace. On a des forces qui s’appliquent à chaque mouvement en apesanteur, et miracle, des forces résultantes opposées crédibles. On a des plans séquences hallucinants et vertigineux, avec une 3D qui sert le propos du film et n’est pas un argument marketing. On a le vide. En fait, tout ce qui manquerait, ce serait le silence - Ce film meuble l’espace sonore, sans doute pour atténuer la détresse du spectateur…. Mais je ne boude pas mon plaisir de retrouver un cinéma “pas prise de tête” cher à mes camarades réprouvant le fait que je déteste tous les films qu’ils me montrent, sans pour autant être une bouillie infâme pour neuneus.
Il vaudrait un 7 dans un monde parfait, un 8 dans un monde tout juste intelligent ; Il aura un 9, parce qu’il faut bien encourager les scénaristes qui évitent de nous pondre une énième adaptation ou remake, avec des scénarii à trous stupides et incohérents façon Prometheus.
